Les Orateurs DistinguésLes Orateurs Distingués
  • Qui sommes-nous?
    • Qu’est-ce que Toastmasters?
    • Portrait de notre club
    • Programme de formation
    • Nos moments forts
  • Devenir membre
    • Avantages d’être membre
    • Évaluez vos compétences
    • Parcours gagnant
    • Séance découverte
    • Adhésion au club
    • FAQ
  • En vedette
    • Vidéos démonstratives
    • À la une
  • Nous joindre
Back
  • Qui sommes-nous?
    • Qu’est-ce que Toastmasters?
    • Portrait de notre club
    • Programme de formation
    • Nos moments forts
  • Devenir membre
    • Avantages d’être membre
    • Évaluez vos compétences
    • Parcours gagnant
    • Séance découverte
    • Adhésion au club
    • FAQ
  • En vedette
    • Vidéos démonstratives
    • À la une
  • Nous joindre
  • Home
  • Blog
  • Blog
  • Communication et légende urbaine

Blog

10 Déc

Communication et légende urbaine

  • Par LOD
  • Dans Blog
  • gallery
  • gallery
  • gallery
  • gallery

Auteur: Max-Emilien Robichaud, DTM

Imaginons un instant un orateur présenter son discours. Selon la règle du 7-38-55, vous pouvez vous-même apprécier 100% de sa présentation en sa présence, tant par le verbal (7% pour les mots), le vocal (38% pour la variété vocale) que le visuel (55% pour le langage corporel). Par ailleurs, votre ami Louis, l’écoutant à la radio et bien que privé du visuel (55%) le saisit tout autant que vous. En revanche, votre autre ami Chen ne comprenant pas les mots en français et donc privé que du vocal (7%) n’y comprend absolument rien. Il a pourtant accès à 93% (38+55) de l’allocution. Comment concilier cette réalité avec la sacro-sainte règle du 7-38-55?  

L’origine de cette méprise

Le psychologue californien Albert Mehrabian de l’Université de Californie avec deux de ses collègues publie en 1970 deux études effectuées en 1967. Suit ensuite le livre de Mehrabian « The silent communication » publié en 1972. Résumons ces deux études. La première étude : 3 femmes prononçaient le mot « maybe » trois fois, exprimant successivement neutralité, aversion ou dégoût. Dix-sept autres femmes imaginaient les présentatrices parler à une autre personne, puis tentaient de cerner l’attitude des présentatrices selon leur expression faciale. Certes, l’expression faciale primait sur le mot prononcé dans ce cas précis. Nous vivons la même expérience avec nos proches comme lorsque notre enfant nous dit en revenant de l’école qu’il va très bien alors que son langage corporel et son intonation affirment le contraire. 

 La deuxième étude de 1967 : 2 femmes lisaient 8 mots (honey, thanks, dear, maybe, really, don’t, brute and terrible) sur un ton positif et ensuite sur un ton négatif. Dix autres femmes imaginant les présentatrices parler à une autre personne, puis évaluaient l’information formulée par le ton de la voix ou l’intonation. Résultat, cette expérience accordait une plus grande importance à l’intonation qu’aux mots. Comme lorsque notre enfant déclare qu’il n’a pas frappé son frère le premier, et ce faisant, fuyant notre regard et détournant la tête. Peut-être qu’ici, nous allons croire davantage son langage corporel que son verbal soit ses mots et avec raison d’ailleurs.

Sur la base de ces deux expériences pseudoscientifiques, Mehrabian concluait alors à son fameux 7-38-55 pour le verbal, le vocal et le visuel.

Après la publication de 1970, les journalistes en font la une des plus grands journaux et magazines américains. Cette nouvelle fascinante, surprenante même a été relayée maintes fois depuis jusqu’à maintenant autour de notre planète, bien que réfutée mille fois (sans doute un peu moins de fois).

La réfutation

De nombreux spécialistes ont vite réfuté la thèse de Mehrabian. D’abord, les études réunissaient que très peu de gens, que des femmes et la nature même de l’exercice posaient problème.  En effet, comment rendre universelle une telle entreprise réduisant la communication orale à quelques mots prononcés devant des images d’expressions faciales statiques? Bon, admettons que dans certaines circonstances et communications intimes, les expressions faciales et corporelles peuvent primer les mots prononcés. Pensons par exemple à notre enfant de 6 ans nous déclarant que tout va bien à l’école avec un regard fuyant et se positionnant de côté. Oui en effet, son expression corporelle va contredire ses mots. L’expression de sentiments et d’émotions peuvent parfois reléguer le verbal à 7% de la communication orale comme lors de conversations intimes entre conjoints. D’ailleurs, l’auteur de cette règle est intervenu lui-même dans ce sens dans le débat pour en réduire la portée et se concentrer sur l’expression de sentiments et d’émotions.

Heureusement, une méta-analyse de Goeffroy en 1993 (une analyse de 100 études scientifiques portant sur le même sujet) rétablissait enfin le tout avec une autre règle plus réaliste et plus plausible du 53-15-32 : soit établissant désormais le verbal à 53%, le vocal à 15% et le visuel à 32%.

Conclusion

Un général français durant la guerre d’Algérie donne l’instruction téléphonique succincte suivante sur un ton monotone à deux de ses colonels concernant leurs prisonniers de guerre : faites immédiatement descendre les prisonniers! Le premier colonel obéit de suite et escorte ses prisonniers au camp le plus proche. Le deuxième obtempère aussi, fait aligner ses prisonniers sur une ligne droite et ordonne à ses soldats de les descendre sur-le-champ avec leurs mitraillettes. Une instruction de quelques mots prononcée sur un ton égal et sans visuel soit que 7% de la communication et les deux colonels y ont trouvé un semblant de réponse. Comme quoi parfois les mots, le verbal devient le plus important devant le vocal et le visuel et peut même décider de la vie ou de la mort de certains, rien de moins.

Enfin, le grand et réputé scientifique britannique Stephen Hawking, qui était également paraplégique, ne s’exprimait vers la fin de sa vie que par le biais de son ordinateur. Une voix des plus monocordes avec aucune expression corporelle et il se faisait pourtant bien comprendre. Il attirait tous les plus grands scientifiques de la planète avec que 7% de sa communication selon la règle 7-38-55.

Parfois, les mythes sont tenaces, surtout lorsqu’ils sont répétés à satiété par les plus grands conférenciers et gourous de la communication orale. À chacun d’exercer son esprit critique, surtout lorsque des règles semblent défier tout bon sens.

 

Sources bibliographiques 

Cerveau & Psycho, no 122, 19 mai 2020, Yves-Alexandre Thalmann, Non, le langage corporel ne représente pas 90% de ce que vous dites.

Jean Abitbol, L’odyssée de la voix, Robert Laffont, 2005.

Jean Abitbol, Le pouvoir de la voix, Allary Éditions, 2016.

Albert Mehrabian, Morton Wiener « Decoding of Inconsistent Communications », 1967 Journal of Personality and Social Psychology 6 (1), p. 109-114.

Albert Mehrabian, Susan R. Ferris, 1967, “Inference of Attitudes from Nonverbal Communication in Two Channels”, Journal od Consulting Psychology 31 (3), p. 248-252.

La méta-analyse de Goeffroy de 1993 soit une analyse de 100 études scientifiques portant sur le même sujet renverse le tout soit : Verbal (53%), Vocal (15%) et Visuel (32%).

Anne Krarpf, The Human Voice, The story of a remarquable talent, Blomsbury. 

LOD

Vous pourriez aussi aimer

  • gallery
  • gallery

Ce que Toastmasters peut faire pour vous

  • 2025-12-12
  • par LOD
  • dans Blog
Sélectionner Ce que Toastmasters peut faire pour vous Ce que Toastmasters peut faire pour vous  Autrice: Anne-Caroline Platret Le...
Euh… Alors… Donc… Comment débarrasser nos discours des hésitations pernicieuses!
2025-12-10
Le leadership de ce PDG a changé ma vie
2025-12-10

Les Orateurs Distingués
Ensemble vers l’excellence

Nos réunions

  • Les samedis matins, de 8h30 à 10h30, sauf exception
    Discussion amicale après

Devenir membre

  • Avantages d'être membre
  • Évaluez vos compétences
  • Parcours gagnant
  • Séance découverte du club
  • Adhésion au club
  • FAQ

Nous joindre

    membreslod@gmail.com
  • 2000, rue Régent, salle Talbot (au sous-sol), Longueuil (QC) J4T 3R5 Canada
    Sur la Rive-Sud de Montréal

Suivez-nous

  • E

© 2025 Les Orateurs Distingués. Club Toastmasters francophone sur la Rive-Sud de Montréal. Situé dans l’arrondissement de Saint-Hubert (Québec) Canada. Tous droits réservés. tmlod.com